Non à la dîme

La dîme ou décime (du latin décima, dixième) est une contribution en soutien de quelqu’un ou d’une œuvre. Beaucoup de chrétiens paient fidèlement leur dîme parce qu’ils croient qu’il s’agit d’un devoir scripturaire toujours valable de nos jours. J’étais l’un d’entre eux car ce concept m’a été enseigné depuis mon enfance, et j’y adhérais sans difficulté jusqu’au moment où mon esprit rationnel me poussait à le remettre en question et à changer d’avis à la lumière des Ecritures et de l’histoire.

C’est un sujet tellement sensible que beaucoup de gens choisissent de délaisser. Beaucoup de leaders chrétiens se fâchent dès qu’on remet le concept de dîme en cause. Mais mon choix est de ne pas rester silencieux et c’est pourquoi j’ai choisi de vous partager mon point de vue à travers cet article. D’où vient la dîme ? Serai-je frappé de malédiction si je ne la paie pas ?  

Avant la loi de Moïse

La dîme était une pratique courante dans l’Ancien Proche-Orient. Ce n’était pas un don périodique, ce n’était pas obligatoire, mais c’était courant. C’est la raison pour laquelle nous voyons Abram et Jacob payer la dîme une fois chacun comme c’était fréquent à leur époque.

Abram

Dans Genèse 14 :14-24, le frère d’Abram avait été fait prisonnier et retenu captif avec ses biens et son peuple. Abram est allé en guerre avec 318 de ses serviteurs pour les délivrer. Après sa victoire, il n’a rien donné de sa propre possession mais uniquement le butin de la guerre qu’il vient de remporter : 10% à Melchisédek, roi de Salem, et le reste (90%) au roi de Sodome. Etant donné que le roi de Sodome était considéré comme l’homme le plus mauvais de la région, si vous voulez imiter Abram, vous devriez donner 10% à l’église et 90% à l’homme le plus méchant de votre région. Abram n’a suivi aucune loi mais a donné de son propre gré. Dieu ne lui a rien demandé et rien n’indique qu’il a réitéré ce type de donation de toute sa vie.

En bref : avant la loi de Moïse, Abram a une fois payé un dixième de son butin de guerre à un sacrificateur de Dieu, et il a donné le reste à l’homme le plus méchant de sa région.

Jacob

Jacob fit un vœu, en disant : Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l’Éternel sera mon Dieu ; cette pierre, que j’ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu ; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras. (Genèse 28:20-22)

Dans le passage ci-dessus, Jacob n’a pas dit qu’il donne dans l’espoir de recevoir plus en retour. Il a plutôt rendu à Dieu un dixième de ce qu’il a reçu de Lui en guise de reconnaissance. Ce fut un sacrifice de remerciement et c’est ainsi que nous devrions donner : non avec avidité dans le but de recevoir plus, mais avec générosité et sacrifice car nous avons reçu abondamment.

A qui a-t-il donné ? Il n’y avait pas encore de prêtres (les Lévites), il a peut-être donné aux pauvres ou tout brûlé sur un autel, nous ne pouvons pas le savoir.

Sous l’Ancienne Alliance

Une taxe obligatoire pour l’Israël

Les Écritures parlant de dîme dans le livre de Deutéronome et Lévitique sont les suivantes : Lévitique 27 :30-33 ; Deutéronome 12 :6-7, 12 :17-18, 14 :22-26, 14 :28-29 et 26 :12-13.

La première chose à remarquer est qu’il s’agit toujours de nourriture et non d’argent.

La deuxième est qu’Israël était sous une forme de gouvernement appelée théocratie, ce qui signifie que Dieu règne. Dieu était leur roi et Ses prêtres, les Lévites, étaient les représentants du gouvernement. Pendant cette période, Israël n’avaient pas de régime fiscal car leur système de taxation était constitué de trois différentes dîmes :

  • 10% pour nourrir des Lévites (les représentants du gouvernement). Ces derniers ne possédaient pas de terrains et se consacraient à servir le peuple.
  • 10% pour prendre soin des fêtes (les activités du gouvernement). Il fallait amener de la nourriture à Jérusalem chaque année pour les fêtes. Si c’était trop difficile à transporter, il était permis de vendre la nourriture, aller à Jérusalem avec de l’argent, et acheter de la nourriture sur place car au final, la dîme devait toujours être de la nourriture et non de l’argent.
  • 10% pour prendre soin des veuves et des orphelins (un filet de sécurité sociale) tous les 3 ans.

C’est dans ce contexte que se trouve l’Ecriture la plus fréquemment utilisée pour appuyer l’obligation de payer la dîme :

Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez, et vous dites : En quoi t’avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes. Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me trompez, la nation tout entière ! Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. (Malachie 3 :8-10)

Malheureusement, ce passage est souvent cité hors de son contexte. Et dans ce cas, il devient une arme d’intimidation et de culpabilisation. Les partisans de la théologie de la prospérité, entre autres, promettent aux gens la bénédiction s’ils paient leur dîme et les menacent de malédiction pour vol de Dieu s’ils ne le font pas. Mais dire que nous pouvons encore être frappés par la malédiction parce que nous manquons d’accomplir la loi est une déclaration importante. En réalité, Jésus a été maudit en étant cloué à la croix pour nous racheter de telle malédiction.

Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. (Galates 3:13)

Revenons au contexte de Malachie 3. A qui Malachie s’adresse-t-il ? Le verset suivant nous montre qu’il s’adresse avant tout aux sacrificateurs :

Maintenant, à vous cet ordre, sacrificateurs ! (Malachie 2:1)

Le problème est que ces derniers se sont détournés de la voie de Dieu en n’enseignant pas la loi comme il le faut (voir verset 8 et 9). Le peuple ne se rendait pas compte qu’il désobéissait à la loi et, par conséquent, volait Dieu en ne donnant pas les dîmes et les offrandes ou en ne les donnant pas aux bons destinataires. Pourtant, Dieu voulait que le peuple obéisse à toute la loi pour leur montrer que personne ne peut être à la hauteur et qu’il leur faut une autre solution. En effet, la loi était un pédagogue pour conduire à Christ.

Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. (Galates 3 :24)

Avez-vous remarqué que Dieu parle des dîmes et des offrandes dans Malachie 3 ? Les offrandes consistaient aux prémices des récoltes offertes à Dieu.

Donc pour résumer, pour être à la hauteur de la loi, il fallait donner non pas 10% du fruit de son travail mais 20% chaque année, 10% de plus tous les 3 ans, ainsi que les prémices en guise d’offrandes. N’êtes-vous pas heureux de ne plus être sous la malédiction de la loi ?

Ce que Jésus dit dans les Évangiles

Jésus parle très peu de la dîme. Une première fois dans le passage suivant :

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. (Matthieu 23 :23)

Ce même passage se trouve parallèlement dans Luc 11:43. Il s’agit encore uniquement de nourriture. Jésus ne remarque pas le non-paiement des dîmes mais l’hypocrisie de les payer sous la loi tout en négligeant une autre partie de la loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Jésus dit, en quelques sortes, que si vous voulez être justifiés par la loi, obéissez à toute la loi, pas juste aux parties les plus faciles telles que le paiement des dîmes.

La deuxième et dernière mention de la dîme par Jésus est la suivante :

Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. (Luc 18 :11-13)

Jésus pointe le fait que la loi est incapable de changer les cœurs. Au lieu de cela, il fait croire au légaliste qu’il est meilleur que les autres pécheurs. C’est tout le système de légalisme que Jésus condamne ici.

En lisant Matthieu 23 et 24, nous comprenons que Jésus s’attendait à une destruction imminente de ce système de l’Ancienne Alliance. L’histoire nous confirme que l'ancien régime fiscal de cette Ancienne Alliance (les dîmes) n’ont plus été appliqué après la destruction du Temple et de Jérusalem en l’an 70. Il a disparu pour ne réapparaître qu’en 8 siècle plus tard sous une autre forme qui n’a rien à voir avec ce qui a été mis en place sous la loi. Nous reviendrons là-dessus.

La Nouvelle Alliance

Un défi

Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. (1 Pierre 2:9)

La Nouvelle Alliance nous confronte à un défi : puisque nous sommes désormais tous prêtres (un sacerdoce royal) dans le Royaume de Dieu, qui devrait payer la dîme à qui ?

Certains pensent que ceux qui exercent les cinq ministères d’Ephésiens 4:11-13 (apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs) devraient percevoir la dîme car ce sont des ministères ou services gouvernementaux. Y-aurait-il donc deux classes de chrétiens ? Non. Ces dons sont au service de tous, ils ne sont pas plus gouvernementaux que les autres. Au contraire, tous les chrétiens sont des représentants du Royaume de Dieu et certains ont reçu des dons pour servir les autres (leur laver les pieds et non dominer sur eux).

Dans le livre des Hébreux

Dans le reste du Nouveau Testament, un seul passage (Hébreux  7:5-9) mentionne la dîme et il s’agit d’une référence au mystérieux Melchisédek.

Pour comprendre ce passage, nous devons d’abord connaître le thème principal du livre des Hébreux, à savoir que Jésus et Sa Nouvelle Alliance sont supérieurs. En voici les grandes lignes :

1.    Chapitres 1-7 : Jésus est supérieur

a.    1-2 : le Fils par lequel Dieu s’est révélé est supérieur aux anges.

b.    3-4 :13 : Jésus est supérieur à Moïse.

c.    4 :7 : Jésus est un souverain sacrificateur supérieur à ceux de l’Ancienne Alliance. Son sacerdoce, semblable à celui de Melchisédek, subsiste éternellement et implique l’abolition du sacerdoce lévitique.

2.    Chapitres 8-10 : La Nouvelle Alliance est supérieure.

a.    8 : Elle est établie sur de meilleures promesses.

b.    9 :1-10 : Elle a un meilleur sanctuaire.

c.    9 :11-28 : Elle a des sacrifices plus excellents.

d.    10 :1-18 : Elle est plus efficace.

3.    Chapitres 11-13 : la foi est notre réponse naturelle aux meilleures choses de la Nouvelle Alliance. On les obtient par la foi.

Melchisédek

Pourquoi Melchisédek est-il mentionné ? Parce que Jésus était né de la tribu de Juda. L’intention de l’écrivain du livre des Hébreux et de montrer que Jésus est qualifié pour être notre souverain sacrificateur même s’il n’est pas Lévite.

En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ; car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce. (Hébreux 7 :13-14)

Il le fait en montrant qu’Abraham était supérieur aux Lévites (ses descendants), que Melchisédek était supérieur à Abraham et que Jésus est sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. Il n’est pas sujet aux systèmes et législations des Lévites car Il leur est supérieur.

Pas besoin de spéculer sur l’identité de Melchisédek, nous devons simplement savoir que Jésus est sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek et nous qui sommes « en Christ » aussi. Nous sommes un sacerdoce royal. Cela signifie que, si Abraham était encore en vie, il aurait pu nous payer la dîme au lieu de la donner à Melchisédek. Vous n’êtes pas celui qui doit payer la dîme dans l’histoire, vous êtes les sacrificateurs et ne laissez personne vous dire le contraire.

Ce que dit l’histoire de l’Eglise

Les premiers chrétiens étaient renommés pour leur générosité. Ils assistaient ceux qui étaient dans le besoin. En effet, comme Paul le dit à Timothée :

Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. (1 Timothée 5 :8)

Voici quelques exemples :

Dans Actes 6 :1-7, sept hommes sont chargés de servir aux tables chaque jour tout en s’assurant que les veuves ne soient pas négligées. Dans Actes 11 :27-29, lors d’une grande famine, les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée. Paul fait des aumônes à sa nation et présente des offrandes après plusieurs années d’absence dans Actes 24 :17. Dans Romains 15 :25-28, les chrétiens de la Macédoine et de l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les chrétiens de Jérusalem. Dans 1 Corinthiens 16 :1-4, Paul encourage les Corinthiens à faire une collecte en faveurs des chrétiens de Jérusalem en disant que chacun, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité. Dans 2 Corinthiens 8 :1-15, Paul atteste que les Eglises de Macédoine ont donné volontairement selon leurs moyens, et même au-delà de leurs moyens, pour prendre part à l’assistance destinée aux chrétiens de Jérusalem.

Ils assistaient aussi ceux qui œuvraient pour Dieu au point de ne plus pouvoir travailler pour subvenir à leurs besoins. Paul explique dans 1 Corinthiens 9 :1-14 que ceux qui annoncent l’Évangile devraient vivre de l’Évangile, même s’il n’a pas lui-même usé de ce droit pour ne pas créer d’obstacle à l’Évangile. Paul remercie les chrétiens de Philippe dans Philippiens 4 :14-18 pour les dons qu’il a reçus d’eux. Paul encourage Tite à pourvoir au voyage de Zénas, le docteur de la loi, et d’Apollos, en sorte que rien ne leur manque dans Tite 3 :13. Paul encore fait des éloges à Gaïus pour sa charité et l’encourage à pourvoir au voyage d’autres ouvriers de Dieu.

Les serviteurs de Dieu étaient soutenus par la bonne volonté des gens. Si ce n’était pas possible ou suffisant, ils travaillaient à côté pour prendre soin d’eux-mêmes.

Nous avons vu que les dîmes ont disparu après 70. Elles sont mentionnées dans les conciles de Tours en 567 et celui de Mâcon en 585, et elles ont été officiellement reconnues et généralisées par l'Eglise Catholique en 779. Les paysans devaient "offrir" un dixième de leur récolte, alors que les artisans devaient "offrir" un dixième de leur production. C'est cette forme de dîme que nous voyons encore aujourd'hui et elle n’a rien à voir avec ce qui a été mis en place sous la loi.

Il ne s’agit donc pas de questionner un système qui a toujours existé mais de défier un enseignement dangereux qui s’est infiltré dans l’église au 8ème siècle après Jésus-Christ.

Conclusion

Que faire alors ? Premièrement, si vous avez la conviction de bien faire en donnant 10% de vos revenus à votre église locale, faites-le. Cependant, il est important de savoir qu’il ne s’agit pas de quelque chose requise par Dieu pour vous bénir ou vous éviter une malédiction. Jésus vous a libéré de la malédiction de la loi.

Néanmoins, ne plus être sous le système de dîme obligatoire de l’Ancien Alliance ne signifie pas que nous ne devrions pas avoir une culture de générosité. Nous avons vu comment les chrétiens de la Nouvelle Alliance ont donné : volontairement, sans contrainte, chacun selon ses moyens et parfois au-delà de leurs moyens pour assister ceux qui sont dans le besoin et pour soutenir ceux qui œuvrent pour Dieu au point de ne plus pouvoir travailler à côté.

Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l'a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. (2 Corinthiens 9:6-7)

C'est ainsi que j'ai décidé de donner : non avec avidité dans le but de recevoir plus, mais avec générosité car j'ai reçu abondamment de Dieu. Et j'ai aussi choisi de servir Dieu tout en ayant un métier. Après tout, Jésus était un charpentier même s'Il a été soutenu par ses disciples pendant les dernières années de son ministère, Paul et Aquillas étaient faiseurs de tente, etc. Si vous êtes un serviteur de Dieu et que vous n’avez pas (encore) assez d'assistance, travaillez. Mais le don des chrétiens devrait rester libre. Personne ne devrait donner à contre cœur. A nous chrétiens d'être généreux et de prendre soin des nôtres. N’oublions pas que les scandales financiers (détournement de fond, enrichissement des pasteurs et vie de ces derniers dans un luxe ostentatoire, etc.) sont relatés par les médias. Et c'est un obstacle à l’Évangile.

Qu’en pensez-vous ? Payez-vous la dîme ? Sinon, comment est-ce que vous donnez et à qui ? Je serais heureux de lire vos avis en commentaire.