Non à la dîme

La dîme ou décime (du latin décima, dixième) est une contribution en soutien de quelqu’un ou d’une œuvre. Beaucoup de chrétiens paient fidèlement leur dîme parce qu’ils croient qu’il s’agit d’un devoir scripturaire toujours valable de nos jours. J’étais l’un d’entre eux car ce concept m’a été enseigné depuis mon enfance, et j’y adhérais sans difficulté jusqu’au moment où mon esprit rationnel me poussait à le remettre en question et à changer d’avis à la lumière des Ecritures et de l’histoire.

C’est un sujet tellement sensible que beaucoup de gens choisissent de délaisser. Beaucoup de leaders chrétiens se fâchent dès qu’on remet le concept de dîme en cause. Mais mon choix est de ne pas rester silencieux et c’est pourquoi j’ai choisi de vous partager mon point de vue à travers cet article. D’où vient la dîme ? Serai-je frappé de malédiction si je ne la paie pas ?  

Une chrétienne peut-elle se maquiller ?

Certaines dénominations issues du mouvement de la sainteté considèrent l’utilisation de produits cosmétiques, surtout avec coloration, comme étant immodeste et donc une menace pour la sainteté des chrétiennes. Elles estiment généralement que les produits incolores sont acceptables. Cet article a pour but d’examiner cet enseignement. 

Leur argument principal est de dire que nous ne devrions pas altérer l’apparence naturelle qui nous a été donnée par Dieu puisque Dieu nous a fait naturellement bien.

En suivant ce cheminement de pensée, nous pourrions nous poser les questions suivantes : qu’en est-il des cheveux naturellement raides que certaines femmes aimeraient onduler ? Peut-on lisser des cheveux naturellement bouclées sans offenser Dieu ? Etant donné que le corps humain émet naturellement de mauvaises odeurs, peut-on se parfumer ou se servir de déodorants ?

Machette 

Matthieu 5:29-30 Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.

N’avez-vous jamais été troublé par ce passage ? C’est le genre de texte qui vous fait y regarder à deux fois. Vous vous en êtes probablement sorti en pensant que Jésus n’était pas sérieux. Après tout, il était bon, il guérissait les malades, il ne voudra certainement pas que nous nous mutilions, n’est-ce pas ? Et, en regardant les chrétiens autour de vous, vous avez certainement remarqué que personne n’a vraiment coupé sa main ou arraché son œil. Vous avez peut-être été rassuré par ce fait que vous n’étiez pas seul à ne pas prendre au sérieux ces paroles de Jésus.

Sans aucun doute, ce passage peut-être gênant pour tout le Christianisme si nous l’interprétons mal. Allons donc droit au but avec les questions suivantes : Jésus était-Il sérieux ? Parlait-Il au sens figuré ou littéral ? S’il parlait au sens figuré, comment savoir s’il ne l’a pas fait pendant tout son discours ? Devons-nous simplement supposer qu’à chaque fois qu’Il dit quelque chose de difficile à avaler, il s’agit d’une métaphore ? Ou s’il a utilisé le sens littéral, devons-nous faire ce qu’Il a demandé ou simplement l'ignorer ?

Examinons de plus près ces deux possibilités.

 

Les fervents partisans du « Mouvement de la Sainteté » sont contre le fait que les femmes portent des pantalons. Le verset qu’ils utilisent le plus pour soutenir cette idée est Deutéronome 22:5.

Deutéronome 22:5  Une femme ne portera point un habillement d'homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel, ton Dieu.

L’idée est que les femmes ne devraient pas porter de pantalon car le pantalon est un vêtement d’homme.

Dans cet article, nous étudierons ce verset dans son contexte et considérerons ce que dit l’histoire.

 Produits cosmétiques

1 Timothée 2:9  Je veux aussi que les femmes, vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d'or, ni de perles, ni d'habits somptueux, 

1 Pierre 3:3  Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt,

Les textes ci-dessus ont déjà été traités dans un précédent article plus axé sur les bijoux : 1 Timothée 2:9 et 1 Pierre 3:3-6 à la lumière de l’histoire. Ces passages doivent être pris dans leur contexte historique et culturel, et c’est ce que nous ferons dans cet article avec un focus sur les produits cosmétiques.

Les Apôtres Paul et Pierre ne mentionnent pas spécifiquement le maquillage ici, mais nous verrons que le texte y fait allusion. En effet, selon l’histoire, la parure extérieure d’une femme comprend les produits cosmétiques et les parfums. Pendant l’Empire Romain, l’expression de l’identité, du genre, de l’appartenance social et ethnique, du pouvoir, etc. s’affichait à travers les vêtements, le maquillage et les parfums.

Commençons par considérer les définitions des mots clés de nos passages du jour.

Le temple d'Artémis imaginé par Maarten van Heemskerck (1498-1574), dans un style contemporain de l'artiste.
Le temple d'Artémis imaginé par Maarten van Heemskerck (1498-1574), dans un style contemporain de l'artiste.

 

Cet article complète un précédent article sur les bijoux : Dieu est-Il contre le port des bijoux ? Nous examinerons le contexte historique et culturel de 1 Timothée 2:9 et 1 Pierre 3:3-6 qui sont souvent utilisés contre le port d’ornements autres qu’un esprit doux et paisible. En effet, une erreur fréquente lors de l’interprétation de ces deux textes est celle d’en omettre le contexte. Beaucoup de gens tentent de les appliquer dans un cadre moderne, dénaturant ainsi leur vrai sens ;

Je veux aussi que les femmes, vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d'or, ni de perles, ni d'habits somptueux, (1 Timothée 2:9)  

Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu. Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris, comme Sara, qui obéissait à Abraham et l'appelait son seigneur. C'est d'elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte. (1 Pierre 3:3-6)

Les trois filles de Job
Les trois filles de Job par Cynthia França

Cet article a pour objet d’étudier les textes de l’Ancien Testament qui font références aux cosmétiques.

Une mauvaise compréhension de ces derniers peut pousser le lecteur de la Bible à faire l’amalgame entre l’usage de produits cosmétiques et la corruption, au point de croire qu’il faille s’abstenir du moindre maquillage, par crainte de perdre sa sainteté ou son statut de personne mise à part pour Dieu.

 Femme avec des bijoux

Les arguments les plus communs contre le port de bijoux dans les rangs de certains mouvements chrétiens fondamentalistes sont les suivants :

  1. Les bijoux sont d'origine païenne

  2. Les bijoux sont toujours mentionnés dans un sens péjoratif dans l'Écriture, étant associés à la fierté, à la prostitution, ou à l’idolâtrie.

  3. Dieu a désapprouvé le port de bijoux depuis l'incident du veau d'or. Puisque le port des bijoux conduit toujours au péché, Dieu y a mis un terme.

  4. 1 Timothée 2:9 et 1 Pierre 3:3-6 sont des commandements contre le port d'ornements autres qu’un esprit doux et paisible.

Dans cet article, nous examinerons les différentes fonctions du bijou à travers les époques et cultures. Nous étudierons, ensuite, quelques références aux bijoux dans l'Ancien Testament pour déterminer s’ils sont toujours mentionnés dans un sens péjoratif ou non.

Un autre article sera consacré à l’examen de 1 Timothée 2:9 et 1 Pierre 3:3-6 à la lumière de leur contexte historique et culturel.